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lundi 19 novembre 2012

L'étranger - Albert Camus


Coup de coeur du mois ! Clair et net, il est indétrônable ce mois-ci. Je n'ai fait que d'excellentes découvertes cette année avec Camus, alors qu'il y a un ou deux ans je m'étais beaucoup ennuyée avec La mort heureuse ou encore Noces suivi de L'été, cette année je n'ai eu que des coups de coeurs avec cet auteur ! Caligula, Le malentendu, La chute, Le mythe de Sisyphe (l'année dernière) et maintenant L'étranger !

Je l'ai lu d'une traite hier soir, j'aurai aimé écrire ma chronique à chaud, mais je devais dormir, il était minuit. Je préfère toujours écrire mon avis tout de suite après la fin de ma lecture, et je préfère ça encore plus lorsqu'il s'agit d'une lecture extraordinaire et complexe. C'est ainsi que j'ai vécu cette lecture.

L'étranger, c'est l'histoire d'un homme dont l'intelligence et la simplicité d'esprit le mèneront à sa perte.

J'ai été sous le charme dès les premières phrases, apparemment célèbre : "Aujourd'hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas." J'ai adoré ses phrases courtes et poignantes. Le roman a été un enchaînement de celles-ci.

J'ai adoré l'intelligence de l'auteur, ses phrases simples, l'intelligence des êtres innocents... 

Mon passage préféré est certainement "le procès", surtout lors de l'annonce du jugement et toute l'analyse de l'auteur qui l'accompagne, lui qui est accusé. Et le passage le plus poignant pour moi est certainement la scène finale, quand l'homme révolté se dévoile devant ce prêtre qui n'a jamais vécu... Rhaaa j'ai adoré !!!

J'adore la révolte de Camus, c'est sans aucun doute ce que j'admire et respecte le plus chez cet homme. 

L'étranger, un livre à lire donc et à ne pas rater sous aucun prétexte ! Il est très court en plus 183 pages, écrits en gros caractères, mais très intense.

samedi 24 mars 2012

Amazone - Maxence Fermine


(Musique qui a accompagné ma lecture, en boucle...)

J'ai regardé la couverture longuement, c'est une magnifique couverture qui annonçait un magnifique livre. Un piano.Un papillon. Des dés. Des cartes de jeu. Des graines de café.Tout ce que j'aime, si le café est un symbole de l'homme noir... Maxence Fermine. Un Grand homme. J'ai pour lui la même admiration que pour un maestro faisant une entrée annonçant déjà une magique symphonie...

C'est l'effet qu'avait fait sur moi Neige. C'est l'effet qu'avait fait sur moi la quatrième de couverture d'Amazone, lorsque je l'ai aperçu dans une petit librairie. J'ai serré le livre contre mon coeur presque par instinct.
"Le fleuve était rouge, le musicien noir et le piano blanc. Curieux tableau, en fait. Et l'ensemble avançait au même rythme que la musique, une musique qui glissait et se répandait dans la jungle comme un long serpent aux harmonies multicolores." Amazone ou l'étonnante odyssée d'un piano blanc au coeur de la forêt amazonienne: un voyage aux sources de la musique, de la folie et du rêve.
 C'était trop moi.

C'est pourtant après plusieurs mois que je décide de sortir ce bijou de ma bibliothèque pour le déguster enfin. Faire durer le plaisir...

Je caresse la couverture. J'hésite à me lancer, de peur de trop vite le finir... Dès la première ligne, je suis séduite. Encore une fois. Je l'entrouvre et le lit comme si j'observais un monde magique de la serrure d'une porte, de peur de le brusquer... ou d’abîmer ce livre que j'ai envie de garder comme neuf.

J'adore ses phrases courtes. On se comprend. Ses mots, c'est comme s'il les chantait, comme s'il dansait dansait... telle une ombre noire sur une grande scène. Et tout le monde retient son souffle. C'est drôle mais c'est comme s'il jouait sur un piano qui nous racontait l'histoire...

A la librairie, il était le seul livre protégé par une couverture en plastique, comme si on connaissait sa vraie valeur, et il fallait avant tout le préserver. Comme un trésor.

Si seulement tous les mots avaient sur moi cet effet-la...

Maxence Fermine est un de ces auteurs qui vous marquent tellement que vous partez à la recherche d'un maximum d'informations sur eux ! Pour tenter de comprendre comment il a fait... pour être aussi merveilleux. Essayer de trouver son secret et peut-être en faire une règle générale à enseigner. Essayer de percer le mystère.

Ce livre aura certainement renforcé mon lien avec le piano, le plus vivant des instruments selon moi !

Dommage que je l'aie commencé assez tard dans la soirée, c'est un livre que j'aurai aimé lire d'une traite, son effet sur moi n'en aurait été que plus dense et intense !

Et décidément, cet auteur est fasciné par la neige !

Et dire que je l'ai découvert grâce à un baby challenge sur Livraddict l'année dernière et que je n'étais même pas sûre que Neige me plaise... ! Je suis trop ravie aujourd'hui d'avoir découvert cet auteur dont j'achèterai certainement tous les livres, qui iront se joindre à mes collections Jostein Gaarder, Amélie Nothomb, Haruki Murakami, et John Irving !

Maxence Fermine, c'est un peu le Haruki Murakami d'Europe... et dire qu'il n'est même pas assez connu !

L'histoire : Ce livre est l'histoire d'un voyage d'un homme noir jouant du jazz sur un piano blanc en plein Amazonie...

lundi 12 mars 2012

Le retour de l'aube - Malorie Blackman


Le dernier tome d'une saga magnifique. Une des meilleures ! J'avais découvert le premier tome l'année dernière et dès que j'ai pu j'ai commandé les trois autres. Une saga que je recommande vivement, d'ailleurs je n'ai encore jamais lu d'avis négatif ou tiède dessus.

Tout commence avec une histoire d'amour interdite entre deux adolescents, une Prima et un Nihil. Les prima sont les gens noirs de peau, et les nihils sont les blancs. L'originalité de cette saga réside dans cette inversion des rôles, contrairement à la vie réelle, ce sont les prima qui sont au pouvoir... mais comme vous vous en doutez, tout le reste est le même. Le même problème de racisme et ses conséquences... une excellente saga sur la différence et la tolérance.

C'est une saga très forte en émotions, dans les 4 tomes d'ailleurs, aucun d'eux n'est épargné. Aucun moment de répit. A travers les 4 tomes, les personnages évoluent, tout comme la société, l'environnement politique, et les mentalités des gens... et les personnages principaux changent au fur et à mesure, selon l'évolution de l'histoire dans le temps et l'évolution des personnages.

La fin de cette saga a été tellement touchante, je retenais mes larmes en lisant les dernières pages. Malorie Blackman est sensationnelle !

Tout au long de ma lecture, j'imaginais toujours que ceux qui étaient au pouvoir étaient des blancs et les opprimés étaient des noirs, jusqu'à ce que je me rende compte que non, que dans le livre c'est le contraire, mais à chaque fois j'oubliais et j'imaginais un tel personnage noir alors que je devais l'imaginer blanc... ça en dit long.

En bref, un vrai bijou cette saga, à découvrir sans aucune hésitation ! Vous serez conquis à 90% je dirai, moi vous l'aurez compris, je suis totalement fan !


Voici la chronique du tome 1, tome 2 et tome 3.

mardi 24 janvier 2012

1984 - George Orwell


Alors, comment dire ? Jamais un livre ne m'aura atteinte comme celui-la. M'atteindre au point de remettre en question ma vie quotidienne et comment je comptais la mener jusque là. Il a réussi à m'arrêter en plein jeu pour me demander de revoir mes cartes et ma stratégie. On en sort pas indemne de cette lecture, surtout si l'on est comme moi. C'est à dire du genre à croire ce qu'on lit. Je suis comme Winston et ceci est le livre.

Tout en lisant, j'ai eu beaucoup de mal à croire que ce livre a été écrit entre 1944 et 1949, jamais vu un auteur aussi visionnaire, un véritable génie ! Si ce livre a été de la fiction à cette époque, aujourd'hui il ne l'est plus qu'à 20% parce que les 80% sont totalement réels et reflètent notre monde actuel aujourd'hui.

Ce livre parle d'un monde dirigé par trois grands états à puissance égale, l'Eurasie, l'Estasie et l'Océanie. Trois grands états qui ont décidé de mener une guerre perpétuelle, une guerre où aucun d'eux ne sera jamais ni gagnant ni perdant, parce que la fin de la guerre ne rendrait service à aucun d'eux, et ça me fait penser à la guerre en Palestine, au Sahara marocain et bien d'autres... Le monde est arrivé à un stade où il est capable de produire assez pour les habitants de la planète entière, de sorte à ce que la pauvreté n'existe plus, l'ignorance non plus, ni l'illettrisme... etc. mais le confort est synonyme de temps libre pour réfléchir et l'éveil de l'intelligence, et ceci ne les intéresse pas si ça doit s'étaler à l'échelle mondiale. Si tout le monde s'éveille, ils disparaîtraient. 

Orwell décrit un monde dirigé par une minorité. Une minorité dirige, une minorité offre un certain mode de vie privilégié à une petite catégorie, une petite catégorie qui n'en est pas moins abrutie. Une petite catégorie qui vit dans le confort pour servir la partie dirigeante. Une petite catégorie qui, puisqu'elle est la plus proche des dirigeants et doit les servir, est celle qui ne doit jamais se rebeller contre eux. Alors on lui fait un lavage de cerveau, on lui fait croire que le vrai c'est le faux, et le faux c'est le vrai. La double pensée devient la norme, le passé et l'Histoire deviennent ce que cette minorité veut qu'ils soient, après tout qui raconte le passé à part eux ? On ne distingue plus rien. Tout va bien. La schizophrénie devient l'état normal des choses.

Par contre les prolétaires, on s'en fou ! Ils sont assez préoccupés par leur quotidien fait de misère et la lutte quotidienne pour la survie. Ils ne se rebelleront jamais. Ils ont beau être beaucoup plus nombreux, ça n'arrivera jamais. 

Orwell a imaginé des télécrans dans chaque maison, un écran qui permet aux dirigeants de voir et entendre tout ce qui se passe chez vous 24h/24, et ça m'a fait penser à Internet et aux réseaux sociaux.

Il a imaginé un monde où les enfants sont fascinés par l'espionnage, les guerres et les pendaisons, et ça m'a fait penser à tous ces jeux vidéos de guerre qui fascinent les enfants aujourd'hui et j'en passe...

Il a imaginé un monde où les alliés deviennent ennemis du jour au lendemain et on ne s'en étonne même pas, comme si ça a toujours été le cas. Hier votre Etat était l'ami d'un autre état et demain il vous annonce qu'ils sont en guerre et le surlendemain ils redeviennent alliés et ça ne surprend personne. Le passé est supprimé des mémoires sous un flux incroyable d'informations de toutes parts (les médias) et seul le présent devient vérité absolue. Et ça me rappelle tous ces chefs d'Etats arabes qui étaient amis des Etats-Unis et autres pays et sont devenus leurs ennemis du jour au lendemain, Saddam Hussein, Housni Mubarak, Zine Abidine Ben Ali, Kaddafi... Des personnalités qui étaient accueillies à bras ouverts, à qui l'on serrait la main et qu'on assassine dans un trou le lendemain parce que c'est un ennemi. Oui, il a toujours été notre ennemi. Comment ça non ? 2 + 2 = 5 puisque je vous le dis. Il faut avaler la pilule sans discuter. Éteindre son cerveau et se soumettre au pouvoir.

Il a aussi imaginé un monde où ces mêmes dirigeants nous font croire que la qualité de vie va en s'améliorant avec les années, en nous gavant de chiffres qu'on ne peut contrôler après tout. Il est même allé plus loin et a imaginé un comité spécialisé dans la réécriture du passé en fonction du présent. L'Histoire ne survit après tout qu'à travers les documents et les mémoires des Hommes, ils s'occupaient des deux. Et ceci m'a fait penser aux différentes versions de la bible.

A la fin du livre, et après un début de réflexion, je me suis dit qu'en fait on a le choix : accepter le mensonge et vivre en nous convaincant qu'il n'en est pas un, ou résister, ne pas renoncer à la vérité et vivre en luttant toute sa vie, en étant préparé au pire, parce qu'on a toujours mené la vie dure aux défenseurs de la vérité et parce qu'ils ne se lasseront pas de nous brouiller les pistes jusqu'à s'assurer que nous sommes totalement perdus.


Un livre qui donne froid dans le dos, du fait d'être trop réel. Je l'ai vécu comme une torture et une grande frustration. Il faut être fort pour pouvoir entendre la vérité et tout le monde ne choisit pas d'être aussi fort.



"L'Homme n'est pas beau à voir" aurait tout aussi bien pu être le titre de ce livre.


"Ce que je veux dire, c'est que nous sommes en guerre" dit-il et je sais très bien ce que tu veux dire George, je l'ai moi-même écrit tellement de fois.

Tout ce que je peux dire devant une aussi grande oeuvre : je m'incline !

Mon score : 7/26



mardi 27 décembre 2011

De l'inégalité parmi les sociétés (partie 1) - Jared Diamond


Un jour en me baladant dans une librairie un livre a attiré mon attention, “De l’inégalité parmi les sociétés” de Jared Diamond, je ne connaissais ni le livre ni l’auteur mais le titre m’intéressait au plus haut point ! Pourquoi certaines sociétés sont favorisées par rapport à d’autres ? Pourquoi vivre dans certains pays ressemblerait presque au paradis alors que dans d’autres, c’est carrément l’enfer ?! Comment se peut-il qu’il suffit de se déplacer et de changer de bout de terre qui est sous nos pieds pour que presque toute notre vie change ?! Comment en sommes-nous arrivés à quasiment créer plein de planètes sur une seule, plein de mondes en un seul ? Et que surtout, le paradis ou l’enfer soit une question de géographie ? Qu’il suffise de bouger de quelques kilomètres pour que ta vie et ses avantages et son poids balancent…

De mon point de vue, ce livre est une bible ! Indispensable à lire donc au moins une fois dans sa vie, quitte à le feuilleter si vous n'avez pas envie de tout lire ! Ce livre essaie de répondre aux questions ci-dessus mais plus encore ! L'auteur est un biologiste, physiologiste, un spécialiste du langage et des langues, sa formation est riche et très intéressante qui lui permet d'apporter des réponses à un nombre considérable de questions mais le plus intéressant encore je trouve c'est qu'il puisse apporter plusieurs regards différents sur une même problématique ou question ! Son premier souci et qui l'a poussé à écrire ce livre comme le titre l'indique, c'est cette inégalité entre les sociétés depuis toujours, entre le nord et le sud, l'est et l'ouest, pourquoi l'Europe ont colonisé et dominé l'Afrique et non le contraire ? Pourquoi le triangle fertile (région d'Iraq) a-t-il été le premier à connaître une organisation moderne (agriculture, organisation politique, l'écriture... etc.) par exemple alors que pour l'Amérique du sud il a fallu des milliers d'années en plus ?! Saviez-vous par exemple, que pour coloniser l'Amérique, ce n'est pas uniquement le développement militaire des colonisateurs qui a joué en leur faveur malgré leur nombre très inférieur aux indiens, mayas... etc. mais qu'ils les ont plutôt tués avec des bactéries et des virus qu'ils ont ramené avec eux exprès d'Europe et que les américains n'avaient jamais connus, leur corps n'étant donc pas préparé pour se protéger et un simple rhume par exemple a suffi à créer une épidémie mortelle qui a éliminé des milliers d'américains en quelques jours seulement ?!

Une autre information inédite, saviez-vous que lorsque notre corps détecte la présence d'une bactérie ou d'un virus dans son organisme, notre corps se défend en élevant sa température (ce qui nous cause de la fièvre donc) pour griller ces microbes ou tout autre élément étranger qui lui est nuisible ! Ce n'est donc pas le virus qui nous cause de la fièvre directement mais c'est la réaction du corps et sa propre initiative pour se défendre ! J'ai été fascinée par ce livre !!! C'est une mine d'informations trop intéressantes et très diversifiées ! Il nous raconte la constitution et l'évolution des peuples depuis le tout début, comment ils sont passés des chasseurs cueilleurs aux cultivateurs, pourquoi les seconds ont évolué plus vite que les premiers, comment ils ont rendu les fruits et légumes moins sauvages pour être comestibles, et comment les plantes se sont adaptées à nous et le cas contraire, comment elles se protègent pour pas qu'on les cueille en devenant vénéneuses par exemple. L'intelligence des plantes m'a encore plus surprise que celle de notre corps ! Vraiment un livre à découvrir, je pense qu'il faut le lire plusieurs fois pour pouvoir retenir un maximum d'information, moi personnellement je n'ai retenu que des bribes mais c'est qu'il y en a tellement !!!! Je pense qu'il ne faut pas passer à côté de cet essai très réussi, c'est un véritable trésor !

vendredi 16 décembre 2011

La ballade de l'impossible - Haruki Murakami


J'ai découvert Haruki Murakami cette année avec ma première lecture Kafka sur le rivage, un gros coup de coeur pour cet auteur dont j'avais décidé de lire tous les livres. Lorsqu'on aime la philosophie de base d'un auteur, forcément on sait qu'on appréciera tout ce qu'il écrira. Je ne parlerai pas plus longuement de Haruki Murakami dans cet article, il en mérite bien un pour lui tout seul.

J'ai commencé à lire La ballade de l'impossible et je ne le déposais que quand c'était nécessaire. On lirait facilement ces 400 pages et quelques d'une seule traite. Je l'ai adoré. Pourtant il n'est pas léger. Les idées sont bien profondes, philosophiques et pourtant tellement fluides. La vraie philosophie ne se doit-elle pas d'être simple ? Je me demande si tous les japonais sont comme lui ou s'il fait partie d'une minorité de génies, capables d'exprimer leurs idées les plus complexes avec autant de simplicité.

J'ai adoré l'environnement japonais encore une fois, et si dans les livres norvégiens j'abandonne la lecture des noms propres trop difficiles à prononcer pour moi, il en est toute autre lorsqu'il s'agit des noms japonais, qui sont toujours aussi colorés et enfantins.

J'ai adoré le personnage de Midori, je vous parle rarement des personnages, mais elle, elle m'a fait trop rire ! Elle est géniale. Watanabe aussi évidemment, l'auteur intelligent et extrêmement intéressant du livre. La fin m'a rassurée.

J'ai adoré l'humour japonais, j'ai été étonnée par leur relation avec le sexe, l'alcool et les relations amoureuses, mais j'ai surtout adoré leur façon de penser.

Ce livre m'a également perturbée concernant un sujet important : le suicide.

En résumé, un très bon livre, très intelligent, pertinent, et plein d'émotions. Je vais aller découvrir le film, j'espère que je ne serai pas déçue.

jeudi 8 décembre 2011

L'Oeuvre de Dieu, la part du Diable - John Irving


Voici un livre qui m'en a fait baver. Je dis ça parce que j'ai eu du mal avec ce livre. D'abord parce qu'il était trop triste, puis long (734 pages), puis un vieux livre (une édition des années 1980), la couverture s'est déchirée et j'ai dû la recoller avec un bout de scotch, puis le sujet est dur... J'ai passé mon temps à me demander si je pourrai avorter un jour ou pas si j'étais à la place de celle-ci ou celle-la, si j'étais vraiment contre l'avortement finalement, et si ça ne sert à rien d'avoir des opinions tant que nous n'avons pas été amené à les vérifier.

John Irving, je n'oublierai pas ce nom. J'irai lire tous ses livres oui ! Ce livre est l'œuvre la plus complète qu'il m'aie été donné de lire. Il a tout raconté. On m'avait dit que John Irving passait beaucoup de temps dans l'écriture de ses livres, qu'il écrivait, réécrivait et reformulait voulant que chaque phrase soit parfaite. Je l'ai  bien ressenti dans ce livre. Il n'a omis aucun personnage, aucune vie, ni aucun point de vue concernant le sujet principal de ce livre : l'œuvre de Dieu & la part du Diable. De son style, je retiendrai ses transactions, comment il passait d'une scène à une autre, d'un personnage à un autre, nous montrant tout le temps que tout est lié...
Il raconte l'histoire d'Homer Wells depuis sa naissance jusqu'à ce qu'il devienne père à son tour, Homer Wells un orphelin et qui le restera toute sa vie, parce qu'être orphelin c'est aussi un état d'esprit. Le livre c'est surtout l'histoire de Wilbur Larch, le Dr Larch, gynécologue et directeur d'un orphelinat durant les années 1940 - 1950... Les femmes viennent le voir soit pour mettre au monde un orphelin ou se débarrasser d'un fœtus "non éveillé", avorter. C'est ainsi que le Dr Larch a décidé d'exécuter l'œuvre de Dieu mais aussi la part du Diable. Il a décidé d'être au service de chaque femme et de se plier tout simplement au souhait de chacune, sans jugement. Est-ce que c'est à lui de jouer le rôle de Dieu ? Si tu acceptes de jouer le rôle de Dieu une fois, tu dois le faire plusieurs fois. Quand les femmes n'avaient pas le droit de choisir de garder leur enfant ou pas (interdit par la loi à l'époque), Dr Larch estimait que c'était un minimum de leur donner au moins ce droit. Il passera quand même toute sa vie à essayer de déculpabiliser...

C'est un très beau livre. Un must selon moi. J'ai vu que le film a été nominé pour 7 oscars et ça ne m'étonne pas. J'ai hâte de le voir.

dimanche 8 mai 2011

Apocalypse bébé - Virginie Despentes




Voici un livre poignant, un livre bourré de prises de positions, de critiques, de jugements, de réalités et de vérités... L'auteur est directe et va droit au but, elle balance tout ce qu'elle pense et emmerde le monde. J'ai trop aimé. 

La Hyène est surprenante, un caractère presque parfait j'ai envie de dire, forte, brutale, incroyablement intelligente, trop terre à terre, et divinement sensible... parce qu'elle aussi, elle a sa propre histoire. 

Virginie Despentes dresse dans son livre un tableau de la société actuelle, elle a massacré pratiquement tout le monde, la France et les français, les bourges et les pauvres, les musulmans et les arabes, les chrétiens et le terrorisme, le Grand trafic de merde qui se joue en background, la soif d'argent et de pouvoir, les relations familiales décomposées, les parents qui n'ont rien de "parents"... Virginie Despentes balaie une société de consommation pourrie, on sent sa rage et ses cris, elle hurle de toutes ses forces dans chaque page de ce livre, ses jugements sont peut-être vrais, ils sont peut-être faux mais ils sont incroyablement sincères et un minimum justifiés.

C'est un livre à lire je pense, en tout cas c'est un autre coup de coeur pour moi cette année, et je l'ajoute à la liste des auteurs dont j'ai envie de lire l'intégralité de leurs oeuvres. Je me demande si toutes les autres sont tout aussi excellentes.

En bref : J'ai adoré le style et le ton ! J'ai adoré tous ses jugements qui n'ont épargné aucune catégorie ni angle de vision. On ne s'ennuie jamais, c'est très bien ficelé, bien raconté et l'organisation et la présentation des évènements et des personnages est excellente. Moi qui rêvais à chaque fois de lire un livre raconté par ses différents personnages pour vivre les mêmes évènements par ses différents acteurs, j'ai été comblée ! C'est très bien raconté, on n'est déçu à aucun moment. Un coup de coeur pour moi !

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