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mercredi 30 mai 2012

Le béton qui coule dans nos veines - Laurence Schaack & Goulven Hamel


Nous voici embarqués dès les premières lignes dans le Bronx, New York 1982. Pas le temps de s'ennuyer. L'histoire à peine commencée qu'on a déjà envie de connaître la suite.

A peine quelques pages tournées, et nous nous retrouvons 10 ans plus tard, en 1992 entre L.A, NYC et la Californie. Les personnages principaux ont grandi, évolué et nous découvrons le destin de chacun d'eux dix ans plus tard, chaque chapitre étant consacré à un personnage.


Tout d'abord j'ai adoré le style, le roman est très bien écrit, dans un bon français même si le langage de la rue est évidemment de mise, mais je ne l'ai trouvé dérangeant à aucun moment.

Ce roman est une bonne initiation à la culture hip hop, avec tout ce que cet univers contient : on y découvre comment le hip hop est né, ses origines jamaïquaines, les différentes musiques afro-américaines qui l'ont influencé dans les années 60 et 70, le tout raconté sous forme de roman avec une histoire et des personnages passionnants, mi fictifs mi réels, les grands évènements historiques sont repris également, mélangés à un peu de fiction pour rendre le roman plus appétissant, et c'est bien réussi à mon avis !

Sauf que le hip hop ce n'est pas uniquement de la musique, tout a commencé avec un message de paix, une envie de transformer la violence et l'énergie négative en énergie positive, avant que le hip hop ne se transforme en business comme un autre, que les textes nobles et engagés se métamorphosent en shake that ass for me et compagnie !

"Le hip hop est positif, pas une usine à fabriquer des dealers, des proxos et des braqueurs, qui insultent leurs femmes..."
Nous découvrons avant tout que le hip hop était un moyen de communication d'une certaine classe sociale lésée, souffrant de racisme et d'absence de porte parole dans la société américaine. La communauté hip hop est née et a choisi de s'exprimer par le rap, le breakdance, les graffitis, le deejaying... etc. Différents univers que nous retrouvons également dans ce roman.

"Une guerre de l'art contre l'abandon. De la parole vivante contre le silence. De la vie en mouvement contre l'oubli."
On y découvre également le jargon hip hop, le blackbook, les crews, le flow, le block et bien d'autres !


On comprend également comment les guerres entre les gangs sont nées, comment tuer pour se faire respecter est devenu une étiquette collée à cet univers du hip hop qui était pacifiste à la base et est donc venue polluer son image et nourrir les préjugés. Le gangsta rap est né, porter des guns devient une partie du look du rappeur, et les frontières entre l'essence du hip hop et le hip hop hollywoodien deviennent floues.

Un très bon livre, que j'ai vraiment dévoré et qui a enrichi ma culture musicale sur ce genre en particulier.

dimanche 28 novembre 2010

Damien Saez accuse !


Comment écrire un texte à la hauteur de la plume de Saez ? J'écoute son album "J'accuse" en boucle depuis hier soir. Hier encore, je conversais avec un ami et lui demandais s'il existe encore de nos vivants des philosophes à la hauteur de Socrate, Platon, Nietszche, Schopenhauer, Einstein, Spinoza, Aristote, Epicure, Horace... ou s'il va falloir attendre leur mort pour qu'on prenne conscience de leur génie. Il m'a répondu qu'ils doivent être plus rares de nos jours et que peut-être existent-ils mais que nous ne comprenons pas encore le génie de leurs doctrines. 






Et puis j'écoute le dernier album de Saez, je regarde cette vidéo et je me dis que oui ils existent encore, des philosophes intègres incorruptibles ni par la société de consommation ni par la célébrité malsaine. Chapeau très bas à Saez qui est resté fidèle à lui-même tout au long de ses 6 albums et a su garder le recul qu'il faut sans jamais faillir. Voici un exemple à suivre qui est pour moi la première fierté de la France aujourd'hui !


Album "J'accuse" de Damien Saez censuré [JACKUSE.COM]
envoyé par Boutique_Jackuse. - Futurs lauréats du Sundance.

dimanche 21 novembre 2010

Sleepless

Il y a un truc étrange qui m'arrive depuis quelques jours, le souvenir de ces sleepless nights que je n'ai pas eu depuis très longtemps, n'arrête pas de me faire des clins d'oeil, et là une chanson que j'avais sur mon itunes depuis 11 mois me bouleverse... !!!


mercredi 17 novembre 2010

"Some kind of trouble" By James Blunt


"Some kind of trouble" est le troisième album de James Blunt, sorti le 8 novembre et je viens de l'écouter.


L'album contient 12 titres, je n'ai zappé aucun d'eux, ce qui est plutôt bon signe. Je pense que lorsqu'on aime James Blunt, c'est soit on aime tout ou rien, parce que ça reste le même style sur toutes ses chansons. Une voix sensible, chaude, apaisante... qui me donne envie de pleurer, toujours. Quand je l'écoute, j'ai l'impression que lui-même a les larmes dans sa gorge...

Son album commence sur une note joyeuse avec "Stay the night", c'est d'ailleurs ce clip qui m'a poussée à chercher l'album.





Mais la seconde chanson "Dangerous" me fait un drôle d'effet. C'est ma préférée dans cet album. Elle m'a beaucoup émue, je crois que je m'y suis beaucoup reconnue. Elle me parle beaucoup cette chanson.

J'aime bien qu'il ne change pas de style, ça lui va très bien, et puis j'adore. Si j'aime écouter James Blunt (d'ailleurs j'avais oublié que j'aimais l'écouter) c'est bien parce que je cherche cette musique là et pas une autre. Des sujets intimes, chantés par un garçon sensible qui a connu la guerre, c'est juste parfait.

Quand je l'écoute, j'ai l'impression que c'est un coucher de soleil permanent, un album à écouter sous ses draps, en tout cas c'est comme ça que je l'ai écouté, qu'il fasse beau à l'extérieur ou pas, et si on peut lire en même temps, alors là c'est le bonheur ! Et si c'est un sms cool qu'on reçoit, alors la vie devient belle.

"No tears" est la meilleure chanson de l'album, la plus touchante et la plus intime. Si seulement tout le monde était comme James Blunt.





Dès que la musique de James Blunt commence, mon esprit est ailleurs, je ne sais pas toujours où il est mais je me retrouve souvent avec les larmes aux yeux, à penser à la condition humaine ou à mes relationships. 

En tout cas, c'est de la bonne musique, et si vous avez aimé les précédents albums de James Blunt, vous aimerez celui-la aussi.

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