La conjuration des imbéciles, est un roman écrit durant les années 1960' par John Kennedy Toole, qui s'est donné la mort en 1969 parce qu'il croyait être un écrivain raté. Après sa mort, sa mère découvre le manuscrit de ce roman, le lit puis l'emmène d'urgence chez un éditeur le suppliant de le lire parce que le livre est un chef d'oeuvre ! L'éditeur, au début sceptique, n'arrive plus à déposer le livre avant d'avoir tourné la dernière page, il est ébloui, il le publie et le livre est un succès mondial !
Ce livre fait partie de ces titres figurant dans ces listes de livres à lire au moins une fois dans sa vie, les meilleurs livres de tous les temps, un futur classique sans doute... etc. il est même comparé aux oeuvres de Dostoïevski et cet auteur est considéré comme l'un des meilleurs écrivains de son époque. J'avais lu d'excellentes chroniques sur ce roman, le titre et la couverture m'intriguaient, je sentais que c'était un livre spécial qu'il fallait que je lise !
Il est resté dans ma PAL un an quand même. Je me suis décidée à le lire aujourd'hui vu qu'il figure dans mon challenge ABC et dont la date de fin approche, soit le 13 septembre.
La conjuration des imbéciles est un livre qui se veut cynique et plein de sarcasme. C'est une critique de la société mais d'une façon très caricaturale, d'où je suppose toutes ces critiques qui le qualifient de livre humoristique, mais moi j'avoue que je n'ai ri que deux ou trois fois. J'étais en revanche la plupart du temps agacée, voire même ennuyée ! Tous les personnages m'irritaient, à commencer par le personnage principal. Ignatus est un homme de trente ans qui vit avec sa mère, et ne travaille pas. Il reste enfermé dans sa chambre à écrire des essais critiques sur la société, ou bien à regarder la télévision en se moquant de la débilité de la société actuelle (de l'époque donc) en se goinfrant de cochonneries. Il est obèse et sale, et l'auteur ne se gêne pas pour nous rappeler à chaque fois à quel point il est dégoûtant et dégueulasse ! Sa mère, quant à elle est une vieille dame très portée sur l'alcool, trop protectrice et collante, qui le traite comme s'il avait six ans, et qui est très très casse-pied ! Elle n'arrête pas de pleurnicher et de se plaindre... Trop lourde, comme personnage !! Tous les autres personnages du roman que j'ai découverts jusqu'à la page 244/534 environ, le sont tout autant !
Malgré le poids de cette oeuvre dans la littérature contemporaine, je n'ai pas pu aller au-delà de 48% du livre, et je me suis décidée à abandonner cette lecture malheureusement, après deux semaines de dur labeur à essayer d'avancer dessus ! Voici une émission radio sur ce livre qui pourrait peut-être vous intéresser et qui reste disponible en ligne jusqu'au 09/04/2014.
J'ai été quand même très intriguée par ce personnage principal que je ne savais où placer, est-ce du côté des attardés mentaux ou du côté des génies... Il m'a laissée perplexe. Ce que je peux en dire, c'est qu'il est incroyable et n'est pas totalement con ! A lire quand même, je le conseille même si je n'ai pas été transportée par cette lecture qui manquait de fluidité à mon goût.
