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jeudi 13 janvier 2011

Ainsi parlait Zarathoustra - Friedrich Nietzsche

Warning : Cet article sera différent de tous les autres écrits jusque là.

J'en suis encore à la deuxième page du prologue et je ressens déjà en moi encore une fois, cette amertume qui apparaît dans mon coeur comme une boule brûlante, à chaque fois que je lis un philosophe aussi excellent et que je regrette de ne pas avoir rencontré. Ils me manquent ces philosophes excellents. En même temps, je me dis que souvent, lire les gens est encore meilleur que les rencontrer. Nous sommes plus sincères face à nous-mêmes que face aux autres, et lire les autres est une chance inédite pour entrer dans leur intimité l'espace de quelques pensées. Je ressens déjà cette tristesse (et je trouve ce mot pas du tout assez fort) de finir ce livre et le quitter alors que j'en suis encore à la 2ème page.

L'excellence c'est soit dès les premiers mots, les premières notes ou pas. Et ce livre est excellent, il devrait être adapté en film et j'aurai adoré y jouer.

Ces quelques lignes étaient le début de ma chronique, que j'avais commencé à écrire au fur et à mesure que je tournais les pages de ce livre. Je fais ça quand un livre m'inspire des idées assez longues et que je risque d'oublier en tournant la dernière page, comme on oublie un rêve dès les premières secondes du réveil.

Puis j'ai voyagé...

Je suis entrée là...


Puis Nietzsche a commencé à m'ennuyer de plus en plus, des idées consommées et consumées, des pensées démodées et dépassées, un blabla qui se répète et que j'avais déjà assez entendu, exploré et créé. Autant j'ai adoré Par delà le bien et le mal, autant je n'ai pas du tout apprécié celui-ci.

J'ai alors quitté Nietzsche pour un rasta man britannique, poète et excellent écrivain... (A suivre)

En traversant cette porte bleue, j'ai découvert des livres plus intéressants les uns que les autres dont disposait l'auberge, et qu'ils mettaient à disposition des visiteurs pour accompagner leur journey en mode wild beach, blue sky and smooth sun. Et le gérant de l'auberge a gentiment accepté de troquer un de ses magnifiques livres contre mon Nietzche.

Finalement, cette chronique ne sera pas aussi différente que je le voulais au départ.

Et pour les curieux, voici le reste des photos du trip.

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